Le château d'Espeyran
C’est l’histoire d’une transition numérique réussie qui certes reste fragile mais qui néanmoins ouvre de nouvelles perspectives. Ce récit rend hommage à une association qui souhaite réinventer les imaginaires. Avant d’opérer sur Saint-Gilles, Elle oeuvrait à Arles (oui, il est désormais possible de dire et d’écrire à Arles), dans le secteur des arts et cultures numériques. Une dizaine d’années à agiter l’underground d’un art et d’une culture encore naissants avec un intérêt marqué pour le numérique de peu et les basses technologies. Orientés vers l’éducation populaire plutôt que portés par les balivernes de la silicone Valley, ils ont à la faveur d’un changement de vie, choisi de tout quitter et de se réinventer dans un nouveau projet de festival, plus fédérateur sur l’urgence écologique et ou le lien entre la création, l’éducation, la nature, la défense de la bio-diversité et un numérique de bas niveau se retrouvent localement porté par les éco-acteurs du territoire.
Ils s’agit de l’association TNTB, aujourd’hui appelée Edit et Pollux et qui en six ans ont construit une relation forte entre les associations locales et une le Chateau d’espeyran, un chateau du XVIII siècle qui depuis 1973 conserve les archives nationales du microfilm. Doté d’un parc de 13 hectares.